Qu’est-ce que les eaux pluviales?

Il s’agit de l’eau de pluie et celle de la fonte des neiges. Elles s’infiltrent dans le sol ou ruissellent à sa surface avant de se retrouver dans le réseau hydrographique. Elles incluent aussi les eaux issues d’activités humaines, comme le lavage des automobiles et l’arrosage des pelouses. Même si l’eau de pluie semble propre en apparence, elle contient toutes sortes de polluants pris en charge sur le sol (essence, métaux lourds, déjections animales, pesticides, etc.) qui aboutissent aussi dans les rivières et les lacs.

L’augmentation des surfaces imperméables, qu’est-ce que ça change?

Les surfaces imperméables, telles que les routes et les stationnements, prennent aujourd’hui beaucoup d’espace dans nos villes, contrairement aux milieux naturels où l’eau s’infiltre dans le sol en étant filtrée par les végétaux. Avec une présence importante de surfaces imperméables, toute l’eau qui ne peut pas pénétrer dans le sol surcharge le réseau hydrographique.
Néanmoins, une gestion efficace des eaux pluviales peut être entreprise par les municipalités et les citoyens et chacun peut contribuer en agissant localement pour favoriser l’infiltration locale des eaux de pluie.

En tant que citoyen(ne), que puis-je faire pour améliorer la situation?

Il est facile de poser des gestes simples pour mieux gérer l’eau de pluie sur son terrain, de manière à éviter la surcharge inutile du réseau d’égout qui, lors d’un débordement, contamine le réseau hydrographique. Voici quelques suggestions :

  • Récupération d′eau de pluie

    Installer un baril récupérateur d’eau de pluie en y dirigeant votre gouttière. L’eau de pluie est une source d’eau douce à valoriser dont vous pouvez faire plusieurs usages. Utilisez-la pour votre potager et vos plates-bandes! De cette façon, vous réduirez votre consommation d’eau potable et vous pourrez l’utiliser même durant les restrictions d’arrosage.

  • Reverdissement urbain

    Réduisez les surfaces imperméables sur votre propriété et implantez des végétaux en vue d’augmenter la biorétention de l’eau, de manière à ce que les feuilles et les racines des végétaux interceptent et absorbent l’eau de pluie. La présence de végétaux favorise l’infiltration d’eau dans le sol, la filtration des polluants et permet de réduire la vitesse de l’écoulement lors de forte pluie. Plantez des arbres, des arbustes puis aménagez des plates-bandes et des jardins!

  • Jardin de pluie

    Les jardins de pluie sont écologiques, peu coûteux et donneront à coup sûr une valeur esthétique à votre propriété. Créez-en un en dirigeant simplement l’eau vers un aménagement paysager prévu à cet effet. Il n’implique pas l’aménagement d’un bassin de rétention, mais plutôt de faire une légère dépression sur le terrain qui permet de diriger l’eau. Elle sera ainsi absorbée par la végétation, plutôt que d’être dirigée vers le système d’égouts pluviaux ou les cours d’eau.

  • Pelouse sans pesticides et engrais chimiques

    Les engrais et pesticides des pelouses résidentielles migrent par ruissellement vers le réseau hydrographique. Ces polluants peuvent engendrer une perturbation des écosystèmes et la prolifération d’algues dans nos plans d’eau. Si vous devez fertiliser votre pelouse, faites-le modérément et employez des engrais à libération lente ou des engrais sans phosphore. Aussi, l’utilisation d’une pelouse constituée d’une bonne mixité d’espèces (graminées, trèfle, thym, etc.) permet de limiter vos besoins en engrais et en pesticides. Les résidus de coupe du gazon sur le sol permettent également de réduire vos besoins en engrais.

  • Fossés végétalisés

    Conserver la végétation dans votre fossé permet de stabiliser les talus et diminuer la vitesse d’écoulement de l’eau. De cette façon, la végétation freine l’érosion et prévient le transport des polluants vers les cours d’eau. De vouloir « garder son fossé propre » en y retirant toute la végétation est une mauvaise idée, car cette action hausse la quantité de particules polluées qui atteignent les cours d’eau.